lundi 6 juin 2011

L'héritier du chaos - Laurent Queyssi

Auteur : Laurent QUEYSSI 
Titre : L’héritier du chaos 
Edition : Mango jeunesse 
Parution : Avril 2008 



Laurent Queyssi est un écrivain de 33 ans qui publie ici son deuxième roman. Son prédécesseur, « Neurotwistin’ », paru en 2006 fut diversement accueillit. Il travaille actuellement sur plusieurs projets, en particulier des scénarii de bandes dessinées. 



Dans une ferme isolée, Mikac (14 ans) vit avec sa mère et son frère aîné, Goran (16 ans). Ils mènent une vie paisible jusqu’au jour où débarquent des hommes de Marden, leur père, assoiffé de pouvoir qui dirige d'une main de fer le pays d'Umag. Une armée lui est entièrement dévouée et le peuple, qui lutte contre la famine, est partagé entre la crainte et l'adoration. Goran est sauvagement assassiné tandis que Mikac et sa mère, impuissants, sont enlevés sur ordre du tyran. 

Marden est doté d’un pouvoir surnaturel : le Karobni. Par l’intermédiaire de l’organe vocal - le chant -, des choses extraordinaires peuvent être réalisées. Ainsi, ce chant devient une arme redoutable capable de tuer et de démolir des remparts. Pour renforcer son aspect terrifiant, il aime montrer qu’il est borgne [il a perdu son œil au combat]. Toutefois, le Karobni a son revers de la médaille puisqu’il dévore peu à peu celui qui le détient. 

D’instinct, Marden a su que seul Mikac avait hérité du don de Karobni. C’est pourquoi il ordonne la suppression de son autre fils, Goran. On peut d’ailleurs se demander pourquoi avoir attendu si longtemps avant de le faire ? L’oppresseur veut former son successeur. Mikac va donc apprendre, avec une dizaine d’autres adolescents, les techniques de combat et la maîtrise du chant au côté de son père. Face à la menace grandissante de l’ennemi (les frères Khan), Marden fait appel au soutien de son fils pour les anéantir. Car eux aussi possèdent le Karobni… 





« L’héritier du chaos », bien que se lisant d’une traite, pèche par son manque d’audace et d’originalité. On sent que l’auteur ne maîtrise pas encore totalement sa technique de narration. De plus, quelques dialogues manquent de percussion et de spontanéité. Cependant, une fois ces quelques imperfections gommées, nous pensons que Queyssi saura exprimer tout son potentiel. C’est pourquoi nous allons surveiller de près ses prochains travaux. En attendant, nous conseillons plutôt celui-ci aux jeunes lecteurs.

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