jeudi 21 juillet 2011

L'enfant des cimetières - Sire Cédric

Auteur : Sire Cédric (FRA)
Titre : L'enfant des cimetières
Editions le Pré aux clercs
Parution : 2009

Pour son premier roman, "L'enfant des cimetières", Sire Cédric a obtenu le prix Masterton. En plus de ce dernier, en parcourant le livre, on pense notamment à Stephen King et à David Lynch (qu'il cite dès le début).
Un essai qui le plaça d'emblée dans les auteurs à suivre de près.

David Ormeval, photographe pour un journal assez minable, se rend avec sa collègue sur une scène de crime macabre. En effet, François Mendez, un père de famille sans histoires, massacre sa femme et ses deux enfants avant de mettre fin à ses jours. Il semblerait que son état se soit considérablement dégradé depuis qu'il "aurait" vu l'enfant des cimetières : une légende urbaine selon laquelle un adolescent, maltraité par sa famille adoptive, s'est retourné contre elle en poignardant durant leur sommeil le père et la mère, avant de les dévorer. Ce spectre rôderait dans et autour du cimetière. Quiconque croise son regard lui offre la possibilité de s'immiscer par les yeux dans votre esprit. Ensuite il le contrôle et "envoie" des images horrifiques qui conduisent à la folie puis au suicide. Tout cela s'avère fort sympathique. La petite amie du photographe va se faire assassinée par l'enfant et par des ombres qu'il dirige pour se masquer pendant ses déplacements et surtout pour scarifier et mutiler la chair de ses victimes. David s'engage avec son amie et collègue journaliste à la recherche de cet enfant qui, bien que mort depuis trois ans selon le dossier,  se porte plutôt bien, puisqu'il apparaît dans une zone d'ombre sur une photo prise sur le lien du crime des Mendez. Mais en agissant de la sorte, ils vont aller tout droit dans la gueule du loup...


Ce thriller surnaturel terrifiant vous glacera le sang. Dans une ambiance électrique et survitaminée, le lecteur frissonne de bout en bout, via une plume incisive et viscérale. Les seuls reproches que l'on peut exprimer, somme toutes mineurs, concernent le spiritisme et l'ésotérisme un brin fumeux ainsi qu'une fin légèrement décevante. Les personnages sont quant-à eux parfaitement crédibles, humains avec leurs qualités et leurs faiblesses. Gore, sanguinolent, cauchemardesque, "L'enfant des cimetières" frappe un grand coup. Et ça fait du bien !

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